Etudes

Formeville, en tant qu’Association des Nouveaux Métiers de la Ville, et depuis ses expériences de formateur et de superviseur des professionnels des Nouveaux Métiers de la Ville, a pour ambition d’une part, de travailler à la professionnalisation des travailleurs et cadres des Nouveaux Métiers de la Ville ainsi que des structures qui les emploient, et d’autre part, au travers d’études et de projets, à travailler avec tous les acteurs des Nouveaux Métiers de la Ville à une plus grande lisibilité des missions et une meilleure visibilité des métiers.

C’est précisément dans ce cadre que nous avons mené les quatre études suivantes :

«On ne vieillit pas à force de grandir»
Etude sur la création d’un espace collectif intergénérationnel appelé : La grande Maison

Le projet d’Espace collectif intergénérationnel a émergé du désir des femmes – que rencontrées dans le cadre du projet Dévoiler ses compétences, partager ses savoir-faire – à vouloir venir en aide aux personnes âgées. En effet, du travail et des rencontres avec ces femmes, est ressorti de façon générale, l’intérêt qu’elles portent pour tout ce qui a trait à la solidarité entre les gens et à l’aide aux personnes âgées. Ces femmes ont exprimé leur souci pour les personnes âgées de leur entourage. Elles ont dit leurs craintes des maisons de repos classiques. Elles ont longuement expliqué leur sollicitude pour leurs aînés et leur besoin de restaurer le lien entre les aînés et les petits enfants.

Avec leurs mots et leurs sentiments, leurs intérêts pour les personnes âgées et les enfants, elles expriment on ne peut mieux la reliance dans une société: celle qui se réalise via la construction d’un projet collectif commun. Et n’est-ce pas à travers de tels chantiers que peut se construire le vivre ensemble dans une société métissée et multigénérationnelle?

Ainsi a émergé l’idée d’un projet d’espace collectif ouvert aux personnes âgées et aux enfants et au service duquel elles pourraient travailler en y exerçant leurs compétences. Elles pourraient y pratiquer ce qu’elles savent faire: recevoir, accueillir, nourrir et gérer le ‘vivre ensemble’ entre aînés, enfants et femmes.

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Femmes relais: un nouveau métier de la ville ?
Enquête : Y a-t-il un besoin en termes de femmes relais dans la commune de Saint Josse?

Depuis une vingtaine d’années, différentes pratiques de reliance citoyenne, sociale et interculturelle ont émergé dans les sociétés civiles européennes. En France, dans les banlieues à forte concentration allochtone, «les femmes relais» – issues elles-mêmes de l’immigration – favorisent le lien social par l’accueil et l’orientation des femmes immigrées. Elles servent également de passerelles entre les Institutions et les familles d’origine étrangère. Leur activité, à l’origine bénévole et citoyenne, s’institutionnalise peu à peu. Leur fonction tend aujourd’hui à être reconnue au niveau européen sous l’intitulé de ‘médiation interculturelle’.

Dans plusieurs pays européens l’Etat, via des dispositifs tels que le programme «Adultes-relais» en France, a encouragé et soutenu le développement de ces nouveaux types d’emplois visant à assurer un lien entre des populations fragilisées et les dispositifs institutionnels.

Cette étude «Y a-t-il un besoin de Femmes relais à la Commune de Saint Josse» veut vérifier sur le terrain s’il y a un réel besoin tant du côté des institutions que des femmes imigrantes et issues de l’immigration en termes de femmes relais.

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Dévoiler ses compétences, Partager son savoir-faire : compétences et savoir-faire de femmes migrantes et issues de l’immigration

Partant du double constat que la création de Nouveaux Métiers de la Ville, bien que répondant à un besoin de cohésion sociale, ressort aussi de politiques de l’emploi et que d’autre part, les femmes sont peu présentes dans les nouvelles fonctions urbaines, Formeville a menée une étude financée par le Fonds d’Impulsion à la Politique des Immigrés sur l’accès à l’emploi de femmes migrantes et de femmes issues de l’immigration aux Nouveaux Métiers de la Ville. L’objectif de cette recherche était d’investiguer les pistes possibles relatives à l’insertion socioprofessionnelle des femmes migrantes et des femmes issues de l’immigration sans qualification professionnelle, possédant cependant des compétences et des savoirs- faire certains.

L’hypothèse qui sous-tendait ce travail était la suivante : les compétences que possèdent ces femmes ont une utilité sociale. Comment alors ces compétences peuvent-elles être développées soit dans le cadre des Nouveaux métiers de la Ville déjà existants soit dans le cadre de Nouveaux métiers de la Ville qui seraient à créer.

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Tour d’horizon des métiers de la ville et des fonctions urbaines issus d’expériences de villes françaises

Dans cette autre étude, également financée par le Fond d’Impulsion à la Politique des Immigrés, nous avons voulu dresser un état des lieux des métiers et des fonctions urbaines issus d’expériences de villes françaises. La France a, en effet, quelque peu précédé la Belgique pour l’implémentation des Nouveaux Métiers de la Ville et a de surcroît une tradition de centralisation et de formalisation des actions qu’elle mène.

Dans une première partie de cette étude, il nous est apparu indispensable de faire la lumière sur une série de termes souvent utilisés tels que : « métier », « emploi », « qualification » et « compétence ». Nous avons également voulu clarifier le concept de « médiation » sur base de divers rapports et études publiées en France.

Enfin, nous avons dressé un tour d’horizon le plus large possible des métiers de la ville, en nous arrêtant sur des métiers largement répandus en France comme les « adultes-relais » et les « agents de prévention et de médiation » pour lesquels il existe des profils détaillés de fonctions ainsi que des référentiels de compétences.

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